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204 pages - 18,6 €

Format : 14 x 20,5

ISBN : 2 904227 95 4

Parution : 1996
 La Mettrie 
 
De la volupté
Anti-Sénèque ou le souverain bien – L'école de la volupté – Système d'épicure

Édition préfacée, établie et annotée par Ann Thomson



Médecin de formation, philosophe de vocation, exilé de condition, La Mettrie, de scandale en scandale, sillonna l'Europe du Paris de Louis XV au Berlin de Frédéric II.
Pour les pudibondes Lumières, sa pensée était trop forte. Elle prolongeait et révolutionnait celle de Descartes, selon qui l'animal fonctionnait comme une machine : La Mettrie, se fondant sur un matérialisme radical, achève cette logique avec son Homme-machine.
La célébrité de cet ouvrage en a rejeté dans l'ombre d'autres, non moins essentiels : l'Anti- Sénèque, l'école de la volupté , le Système d'épicure enfin, où il se peint lui-même à l'instar de Montaigne.
Le penseur y développe une éthique affirmant la recherche exclusive du bonheur individuel, allant des plaisirs des sens à ceux de l'esprit, et niant toute morale, fût-elle sociale : pensée infiniment plus hardie que celle des « Philosophes », et déjà singulièrement moderne.

Julien Offroy de La Mettrie (Saint-Malo 1709-Berlin 1751), reçu docteur par la Faculté de Reims, il fut nommé médecin des gardes-françaises (1742), et prit part aux batailles de Fontenoy et de Dettingen. Se tournant vers la philosophie, ses opinions matérialistes (Histoire naturelle de l'âme, 1745) le forcèrent à s'exiler aux Pays-Bas puis en Prusse, à la cour de Frédéric II. Son ouvrage le plus célèbre, l'Homme machine (1748), fut l'expression la plus achevée du matérialisme au XVIIIe siècle.

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